jeudi, 26 février 2009
It's time to say Goodbye
Ce blog est mort... ou presque. Même si, en consultant mes stats, je constate qu'il y a encore quelques fans (?) qui s'égarent dans le coin.
Je pourrais dire : je n'ai plus le temps.... c'est un peu vrai... mais le temps on le trouve toujours !
Je pourrais dire : ça ne m'amuse plus.... c'est un peu vrai... mais j'ai de temps en temps des bouffées d'enthousiasme !
Nan... en fait si ce blog est mort, c'est pour une unique raison : il y a une personne qui a cette adresse et qui pourrait avoir de mes nouvelles par ce biais. Et ça je ne veux pas.
Un blog où on ne peut pas écrire ce qu'on veut n'a pas lieu d'être : ça m'a embarrassée longtemps, mais je faisais avec ce caillou dans ma chaussure. Si je veux être libre à nouveau d'écrire ce que je veux, faut que je me tire de là !
Je vais donc trouver une autre plate forme (gratuite si possible), tuer Taomin et me lancer dans autre chose.
Ça va me faire un bien fou. Effacer. Retourner à l'intime.
En revanche je n'ai toujours pas décidé si je tirais la chasse ici ou si je laissais en ligne.
Pour finir merci à mes lecteuses et lecteurs : pour leur soutien, leurs commentaires pertinents ou drôles, leurs témoignages. Pour celles et ceux qui voudraient me suivre, envoyez-moi un mail... En fonction je vous filerai la nouvelle url... une fois que j'aurai migré.
Adios muchachos y muchachas !
Edit du 26 février 2009 : supprimé une phrase de cette note, apparemment blessante. Et décidé, grâce au commentaire de Nadidou, de laisser ce blog en ligne
14:29 Publié dans Blogosphère, Journal | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 28 mars 2008
Cure de jouvence
Bizarre ironie du sort de voir que vingt jours après ça les choses sont si différentes.
Non Bach ne rend pas folle et la fiole est brisée.
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Dix jours de congés.
Dix nuits à dormir au moins dix heures.
Cent heures de sommeil, de songes.
Des heures à user mes semelles sur les trottoirs de Marseille
Ascension de la Bonne Mère par la face nord.
Des pas, des pas, des pas.
Marcher seule au vent des calanques.
Le mistral qui purifie et empêche de penser.
Mon souffle mes pas le romarin en fleurs l'iode le bruit des vagues.
Des conversations passionnantes avec Hector.
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Retour sur terre parmi les miens.
Paris.
Etre là de nouveau. Reprendre chair.
La Chienne est partie à la niche là bas plus loin.
Et dans tout ça quelque chose d'inattendu.
Le magma de la vie qui grouille
Dans l'imprévisible étrangeté d'une rencontre.
21:20 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 07 mars 2008
Cocktail Molotov
Putain j'essaye pourtant mais j'y arrive pas.
A oublier l'échec, l'humiliation.
A t'oublier toi.
A prendre soin de moi.
Même faire semblant j'y arrive pas.
Alors j'ai versé une petite fiole
Dans une bouteille d'alcool.
J'ai mis du Bach,
Ecrit deux trois mots.
Mes yeux étaient secs pour une fois.
Mais tu sais quoi ?
Même ça ça n'a pas marché.
Je me suis endormie...
Arrêtée dans des contrées inexplorées,
J'ai touché la lumière, m'y suis brûlée.
Puis j'ai ouvert les yeux.
Bach tournait toujours.
La variation 21 en sol mineur.
J'ai d'abord eu du mal à bouger,
Puis doucement je me suis rendu compte
Que je n'avais rien oublié.
07:45 Publié dans La Chienne, Textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 22 février 2008
Télé de merde
Vu mercredi dernier un "Ça se discute" en direct.
Vous savez ce talk show présenté par Mister Oreillette. Ben en direct c'est vraiment encore plus naze et mal rythmé.
Ça faisait un bail en tous cas que je n'avais pas vu cette émission. Celle de mercredi dernier était collector.
Le thème ? "Le jour où j'ai annoncé mon homosexualité à mes proches".
Tout un programme.
Ah là là, l'homosexualité, ce douloureux problème.
L'émission était affiligeante. Bourrée de clichés (la soeur hyper vulgaire et bauf que l'homosexualité de sa frangine "dégoûte"... là on se demandait si c'était pas une actrice en pleine représentation), truffée de bons sentiments (ah, les yeux de cocker humides de Mister Oreillette), garnie de copieuses doses de pathos, entrecoupée de l'avis d'un grand spécialiste, Serge Hefez, éminent psychiatre qui tapine sur tous les plataux télé, qui "connait bien l'homosexualité féminine" (ah ouais ??) et qui se sent obligé de préciser, à toutes fins utiles, que "c'est pas parce qu'un petit garçon joue à la poupée qu'il deviendra homosexuel" (ouf alors... mais si une fille joue avec un camion ? le cas n'a pas été abordé...). Émission agrémentée d'une touche finale bien sensationnelle, un coming out en direct "tellement courageux" où une gamine ôte sa perruque ridicule et dévoile son prénom (ouah... quel suspens !)
Sous ma couette, les bras m'en sont tombés.
Le bouquet c'était ce mec, Dan, la cinquantaine, qui, bien qu'homosexuel depuis toujours, s'était marié deux fois... justifiant cette masquarade par la pression énorme que la société lui avait mise dessus : "Y'a trente ans c'était impossible d'être homosexuel" (ben voyons). Il avait l'air content de lui, le mec. Ça m'a donné envie de gerber. Ça m'a rappelé mon père. Qui comme ce Dan n'a toujours pas compris que se mentir à soi-même c'est une chose, mais que ce faisant, on ment également aux autres, aux proches, à l'épouse, aux enfants. Un peu de courage et d'honnêteté, ça évite bien des ravages.
Inutile de vous dire que ça m'a bien énervée... j'aurais dû éteindre cette satanée télé et finir le bouquin du moment (un peu ardu il est vrai) : La pensée straight de Monique Wittig. Je crois qu'en fait si j'étais si énervée, c'est que j'étais en train de lire ce livre. Celles et ceux qui connaissent comprennent l'impossible grand écart entre ce livre et cette émission.
Ah, sinon, le jour où j'ai annoncé mon homosexualité à mon père, ça a donné ça.
12:50 Publié dans Journal, Taomin vous déconseille | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ça se discute
jeudi, 10 janvier 2008
L'heure du bilan
Ainsi donc cette année 2007 est finie.
Drôle d’année si vous voulez mon avis. A l’heure du bilan c’est même une drôle d’année pourrie… d'autant plus pourrave que marquée au plan national par l’élection du p’tit Nicolas, notre nouveau président people, Rayban et Rolex.
Commencée pour moi dans un état de joie extrême, elle s’est achevée dans un sentiment de profonde tristesse.
En 2007 j’ai fait l’erreur :
- de penser que finalement si, les contes de fée, ça pouvait exister : quelle naïveté !
- d’avoir fait confiance à quelqu’une qui n’en valait pas la peine : quelle naïveté ! (bis)
- de penser que cette quelqu’une, je la connaissais bien : quelle erreur de jugement !
- de croire que j’avais domestiqué la Chienne, que j’étais plus forte que l’Angoisse : quelle vanité !
- de croire que le travail, les leçons tirées et les efforts faits étaient suffisants : quelle feignasse !
Tout cela me rend bien amère, c’est un sentiment très désagréable, toute cette bile au fond de la gorge. Depuis un peu plus de trois mois j’ai oublié ce que c’était de rire.
Alors pour 2008 pas de bonnes résolutions. Ce n’est pas le moment d’arrêter de fumer ou de dire que désormais le matin je me lèverai du bon pied. No future attitude.
Je ne forme aucun souhait non plus. Allez si, un p’tit quand même : j’aimerais de nouveau pouvoir rire. Aux éclats si possible. Quelqu’un a-t-il une bonne blague ?
16:45 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 04 novembre 2007
Se noyer dans un verre d'eau
C'est la panique totale.
Au boulot je croule sous une montagne de trucs à faire, à lire, à analyser, à mettre en place.... alors que je n'arrive à penser qu'à elle. La semaine qui s'annonce va être la plus dure et la plus importante depuis que j'ai ce poste, et je n'arrive pas à être là.
Et le reste du temps, maintenant que j'ai trouvé un nouveau petit nid à prix d'or, faut que je mette en place un déménagement. Acheter des meubles parce que je n'ai plus rien. Se faire livrer un canapé qui bien sûr n'est plus en stock. Faire des cartons... alors que je ne pense qu'à elle.
Elle m'a dit "Reste pour l'instant. Moi je vais squatter chez des potes". Un mois et demi que ça dure, que je ne pense qu'à elle.
Je subis tout. Tout ce que je fais c'est dans la contrainte.
Sauf pleurer : ça ça vient tout seul. Et ça remplit le verre d'eau, à le faire déborder.
21:40 Publié dans Journal, La Chienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 29 septembre 2007
Début d'automne
Hier midi, dehors devant la Tour, à la pause clope :
Un collègue, regardant le ciel gris et la fine pluie qui tombe, me lance, en soupirant : "P'tain quand j'pense qu'il y a trois semaines j'étais sur une plage magnifique à dorer mon corps superbe..."
"Ouais..." que je lui réponds. "Quand j'pense qu'il y a trois semaines j'étais en couple, et heureuse..."
"Quelle vie de merde, hein..."
"Ouaip..."
13:25 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 23 septembre 2007
Angustia
J'inaugure une nouvelle catégorie.
La Chienne.
J'y ai ajouté quelques vieilles notes de circonstance...
Il y quelqu'une que je lis régulièrement mais chez qui je ne commente pas qui a écrit ce texte que je trouve...
...juste parfait pour commencer.
Et décrire précisément ce que je ressens là ici et maintenant.
15:45 Publié dans La Chienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 18 septembre 2007
Comprenne qui pourra
Quand, à la question "pourquoi", la réponse est "parce que", il n'y a rien à faire.
Rien à faire d'autre que regarder sa petite vie, et les briques qui la composaient et que vous étiez super fière d'avoir posées, s'effondrer sur vous.
Rien d'autre à faire que de se prendre le coup en plein estomac dans un état d'étonnement et de muette terreur.
Je ne suis pas un boxeur : les coups je ne les encaisse pas stoïquement.
C'est la Chienne qui va être contente. Elle qui dormait dehors désormais, va pouvoir retourner bien au chaud, se nourrir de mes larmes brûlantes.
Ma vie n'est une sombre merde. Une suite d'échecs retentissants dont les relents fétides me filent la nausée.
23:45 Publié dans Journal, La Chienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 septembre 2007
SEP est son nom
Lecteur, lectrice, tu dois à Artefact la résurrection de ce blog moribond depuis le mois de mai et l'élection du nabot. Son blog, dans mes favoris depuis un petit moment, naviguait également ces derniers mois entre stand by et reprise... J'aime cette façon précise claire d'écrire, cette rare autodérision.
J'avais déserté tout l'été la blogosphère pour des contrées plus réelles et plus dangereuses... Puis il y a quelques jours je suis tombée sur ce post du 22 juillet qui m'a beaucoup émue....
...et donné envie de reprendre le clavier et de participer à sa chaîne.
Comme vous allez le voir plus loin, cette maladie, la sclérose en plaques, ne m'est paradoxalement pas quelque chose de vague ou d'inconnu. Je vais laisser place à trois souvenirs la mettant en scène, et exposant par là même j'imagine quelques idées préconçues et ce que je sais d'elle :
J'ai 10 ans. C'est ma période "mystique", je vais à la messe les dimanches, au grand étonnement de mes parents qui se demandent d'où peut bien me venir cet élan religieux... En fait si j'y vais c'est que je suis fascinée par la musique de l'organiste et les chants mais aussi par le drôle de curé qui se déplace derrière l'autel en béquilles. Quand je dis fascinée c'est dur à dire, mais je crois que c'était par sa détermination farouche et son masque de douleur... J'entendrais ensuite dans les rangs de l'église une vieille bigote murmurer à sa copine en se signant "cette skérosse en plaques, ma pauv' Simone, une belle saloperie..."
J'ai 18 ans, un ami de fac me parle un soir de sa mère atteinte par la maladie. Cette maladie évolutive qui faisait qu'elle perdait par paliers, un peu de motricité, à cette époque là c'était sa vue, et qui l'entraînait dans la dépression.
Quelques années plus tard, toujours à la fac, un ami très proche se fait hospitaliser plusieurs jours suite à un malaise (une perte d'équilibre sans pouvoir se relever). "C'est marrant, ils m'ont dit que c'était comme si c'était une première poussée de sclérose en plaques sauf qu'ils trouvent rien au scan" me dira-t-il au téléphone tandis que je demandais des nouvelles. "Arrête c'est pas marrant putain" que je lui avais répondu. Je me souviens que j'avais été à la bibliothèque consulter l'Universalis et d'autres bouquins. Et que j'étais revenue plus documentée cette fois là... Avec l'ami on n'en a jamais reparlé, ou plutôt si, une fois, pour qu'il me dise qu'il ne voulait plus en parler : et je n'ai jamais pu savoir si finalement les médecins avaient trouvé quelque chose au scan...
Les questions que je me pose sur cette maladie :
Où en est la recherche ?
Mais surtout : Artefact, comment tu gères la nouvelle ? Comment vas tu ?
Je ne me sens pas en mesure de repasser cette chaîne à qui que ce soit... mais qui veut peut continuer...
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23:40 Publié dans Blogosphère | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blogosphère, sclérose en plaques


