jeudi, 30 novembre 2006

Babel

Si vous ne savez pas quoi allez voir au ciné en ce moment, je vous conseille vivement Babel, un film d'Alejandro Gonzalez Inarritu.

Quatre histoires, deux au Maroc, une au Mexique et une au Japon, qui s'entrecroisent.

Un questionnement sur l'Autre, sur l'étranger. Sur l'incompréhension et l'absence de communication entre les êtres.... vous l'avez compris, il ne s'agit pas d'une comédie.

C'est tout simplement bouleversant.

Quelques scènes très dures, en particulier la scène dans le désert mexicain.

Des scènes très belles, en particulier celles tournées au Japon, ça m'a presque donné envie d'y aller...

Des acteurs justes, y compris Brad Pitt... si, si.

Et en plus une BO vraiment bien, et ça c'est pas si fréquent !

Commentaires

Je confirme. Très beau film d'ambiance. Par contre, ça ne donne pas une très bonne image du Maroc et je trouve les touristes Américains trop caricaturaux.
Mention spéciale pour le "Monstre poilu".

Ecrit par : Grumly | dimanche, 03 décembre 2006

Je suis sortie de ce film complètement sonnée. Je suis allée le voir seule dans un cinéma rennais et j'étais un peu frustrée de ne pas pouvoir en discuter après avec quelqu'un. Mexique, Maroc et Japon très belle idée d'associer ces trois pays. Moi qui adore les langues étrangères c'est la première chose que j'ai appréciée car j'ai vu le film en version originale. Ce mélange d'anglais, d'arabe, de castillan, de japonais, de Langue des Signes, de français prouve s'il en était besoin la richesse des différences. Je suis d'accord avec toi les musiques étaient aussi très bien choisies. La conclusion du film est un peu déprimante car en fait tout est bien qui finit bien pour les puissants finalement et pour les petits, les sans-pouvoirs, les sans-papiers rien ne change et même leurs situations s'aggravent . Quelquefois quand on a quelque chose à offrir en voulant faire plaisir, en voulant faire "bien" on peut déséquilibrer tout un contexte. Je m'explique, qui est à l'origine de cet enchaînement de catastrophes ? Un homme d'un pays riche qui a donné une arme de destruction à un pauvre berger. Nous sommes vraiment pervertis par l'argent, nous qui habitons dans le "Premier monde" (c'est une expressjon de Fernando un ami brésilien). Avez-vous remarqué que souvent ceux qui n'ont rien ou presque rien donnent sans compter ? Pour preuve le refus du jeune marocain lorsque l'Américain veut lui donner de l'argent. J'ai eu la chance de pas mal voyager et les pays où j'ai été la mieux reçue étaient des pays pauvres. Merci de m'avoir donné la possibilité de m'exprimer sur ce film qui m'a boulversé aussi.

Ecrit par : Laurence | samedi, 16 décembre 2006

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