vendredi, 23 février 2007

Ô temps suspends ton vol...

Cette injonction est peut être prétentieuse, mais je me sentirais moins dans l'urgence. C'est la première fois que ça m'arrive, cette sensation que les choses défilent à une vitesse incontrôlable. En tous cas au boulot... le moins qu'on puisse dire c'est que le rythme est soutenu, et ça c'est assez nouveau.

Mais finalement est ce bien grave ? 

Pour le reste, en vrac, j'ai passé de longues soirées à visionner les 3 dernières saisons de Six Feet Under (série génialissime), j'ai arrêté de voir madame Michu, j'ai chopé l'âge du Christ (oui, oui, 33 ans, c'est ça...), j'ai décidé de poser mon préavis et d'habiter avec ma chérie, je n'ai pas retrouvé l'envie d'écrire, j'ai déserté la blogosphère...

Et puis je me sens tellement bien avec ma Belle... Elle n'a pas réussi à me rendre plus optimiste, quand même pas, mais en tous cas plus sereine et apaisée. La vie avec elle est si douce que le temps pourrait suspendre son vol, je ne m'en rendrais même pas compte.

 

Et oui, ces derniers mois, ma vie a plutôt changé. Ou ma manière de la concevoir, je ne sais pas. Je veux vivre. Je ne veux plus (trop) analyser. C'est le truc. Du coup le moment était bien choisi pour mettre fin à mon analyse avec madame Michu. Au bout de 4 ans et demi. "Ma porte vous est toujours ouverte, je ne vous lâche pas dans la nature" m'a-t-elle précisé. Cette analyse m'a sauvé la vie, je crois, m'a rendu lucide, c'est sûr. M'a rendu capable de vivre avec mes angoisses, d'avoir un certain recul. Angoissée je suis, angoissée je resterai. Le fait de le savoir permet d'en rire plus aisément... Je suis prête à marcher sans béquille, à me regarder dans le miroir sans qu'on me le tende. Sérieux, je suis fière. Rétrospectivement, le jour de cette dernière séance était un des jours les plus importants de ma vie, aussi important que celui de la première. Je pars avec l'impression non pas que ce qui a été fait, dit ou écrit n'a pas été important voire vital, mais que maintenant que ça a été fait, dit ou écrit, bref élaboré, il faut aller de l'avant et arrêter de brûler tout son fric toute son énergie à se branler la cervelle.

 

L'autre conséquence de cet état d'esprit est que je n'écris plus. Clairement je n'ai jamais confondu blog et analyse. Mais il y a des choses ici que je n'aurais pas pu écrire si je ne les avais pas (longuement) élaborées chez Madame Michu : ça ou ça par exemple. Mais évidemment je ne pourrai jamais tout dire ici, pour la simple et bonne raison que des gens que je connais dans la vraie vie me lisent. Ils sont peu nombreux, mais quand même. L'intérêt d'un blog à mon sens c'est ce côté impudique, et ça je ne le sens possible que face à des inconnus.

 

Du coup je vais peut être arrêter. Ou faire une pause. Ou être impudique ailleurs, je ne sais pas. Je n'ai pas pris de décision.

Commentaires

Je pense que je fais partie des gens dont tu parles dans l'avant dernier-paragraphe (par les hasard de la vie et du surf sur le Net) et je suis désolée de lire que ça peut te géner et/ou te censurer.
J'aurais peut-être pas du te le dire, ça aurait été sans doute plus simple pour toi (moi ça ne me pose pas de problème : j'ai une copine qui a un blog et on correspond en privé et via son blog sans mélanger les genres par ailleurs).
Mais bon, à toi de voir si tu fais une pause ou si tu te poses ailleurs, l'essentiel est que tu te sentes bien dans la vraie vie :-)))

Ecrit par : Cathy | vendredi, 23 février 2007

Si tu arrêtes, ton blog va me manquer.

Ecrit par : zaboutek | mardi, 27 février 2007

Tout ceci a l'air plutot bien, non ?

Ecrit par : abs | samedi, 24 mars 2007

C'est le paradoxe de la blogosphère...

S'ouvrir, mais pas trop...
Se présever et pourtant se "soulager"...
Attirer les yeux sans attirer les jugements, juste partager les pensées.

Trouver le juste équilibre est définitivement la gymnastique la plus difficile, qu'elle soit blogosphérique ou réelle.

J'espère que tu sauras faire ces galipettes ;)

Ecrit par : Sand | lundi, 16 avril 2007

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